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Aujourd’hui, je vous emmène sur les traces de Clotaire Séverin Delagarde (sosa 8), un homme dont la vie, bien que courte, illustre à merveille le courage et l’engagement d’une génération.
Origines et jeunesse dans la Vienne
Clotaire est né le 1er juillet 1887 à Claunay, un petit hameau de la commune de Ceaux-en-Loudun, dans la Vienne. Fils de Jean Désiré Delagarde (sosa 16), cultivateur, et de Julie Hérigault (sosa 17) les recensement témoignents d’une enfance ancrée dans le travail familial et les valeurs simples de la campagne.
De l’Indre-et-Loire à Cholet : le début d’une carrière prometteuse
Avant de poser ses valises en Maine-et-Loire, Clotaire se forge une première expérience professionnelle à Richelieu, dans l’Indre-et-Loire, où il travaille pour Ernest Deletang, banquier, de 1900 à 1907.
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En 1911, il s’installe à Cholet, où sa vie civile et professionnelle prend un tournant majeur. Le 27 février 1911, il épouse Claudine Marie Antoinette Collaudin (sosa 9), originaire de Montbrison, dans la douceur d’une cérémonie locale. Le couple s’installe à Cholet, d’abord au 5 rue de la Gaîté, puis son épouse plus tard au 6 rue Victor-Retailleau, une maison neuve et confortable, décrite à l’époque comme dotée de six chambres, d’un salon, d’un jardin et d’un service d’eau.
Peu après son mariage, Clotaire rejoint le Crédit Lyonnais de Cholet, au service des Titres, en octobre 1911. Les archives indiquent qu’en septembre 1913, il était toujours commis en formation, démontrant sa volonté de progresser dans le secteur bancaire.
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La Grande Guerre : engagement et bravoure
L’horizon de Clotaire change radicalement avec la mobilisation générale. Engagé volontaire dès 1908, il se réengage en 1910 et 1911, montrant une fidélité au service militaire avant même que le conflit mondial n’éclate.
Il atteint le grade de Sergent-major au 77e Régiment d’Infanterie et quitte Cholet le 5 août 1914 pour rejoindre le front depuis la caserne Tharreau et la gare de Cholet. Son courage s’exprime pleinement sur les champs de bataille de l’Artois, entre Souchez et Neuville-Saint-Vaast.
Malheureusement, Clotaire est tué pour la France le 16 juin 1915, à seulement 27 ans. Un jugement du tribunal de Cholet en 1920 officialise sa disparition. À titre posthume, il reçoit la Médaille militaire et la Croix de guerre avec étoile d’argent, récompenses de sa bravoure lors d’une attaque où il fut mortellement frappé.
Entre mémoire et patrimoine familial
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Clotaire Delagarde incarne la génération de ces hommes dont la vie a été brutalement interrompue par la guerre, mais qui ont laissé derrière eux un héritage de courage et de détermination. Sa carrière, bien que promise à de belles évolutions au Crédit Lyonnais, s’est vue stoppée par les événements, et ses traces sont désormais conservées dans les archives militaires et civiles.
Parcourir sa vie, c’est aussi découvrir une France d’avant-guerre, faite de petites villes comme Cholet, de foyers familiaux attachés à la terre et au travail, et d’une jeunesse pleine d’ambitions et de valeurs.
💬 Aujourd’hui, en partageant l’histoire de Clotaire, je rends hommage à tous ceux qui ont combattu pour la France et je vous invite à découvrir vos propres racines, ces histoires parfois oubliées mais toujours précieuses.