Retrouver l’histoire d’une famille, comprendre chaque mot et chaque geste
Grâce à ma patience et à ma persévérance, j’ai pu confirmer mon lien de parenté direct avec Louis Jacques Berger, en consultant plusieurs actes officiels. Les recherches ont été rendues difficiles par l’incendie de Paris en mai 1871, qui a détruit de nombreux documents. Heureusement, d’autres sources m’ont permis de reconstituer avec fiabilité cette généalogie et de mettre en lumière la présence de filles dans sa descendance.
📜 Louis Jacques Berger, orfèvre à Paris (1759 – avant le 11 novembre 1828)
Né le 5 septembre 1759 à Saint-Denis, il est le fils de Jean Jacques Berger, maître ferblantier, et de Marie Marguerite Gase. À sa naissance, il est ondoyé par Madame Bassinge, sage-femme, car sa vie était en danger.
👉 Maître ferblantier : artisan spécialisé dans la fabrication d’objets en fer-blanc, cuivre ou étain (toitures, ustensiles, éléments décoratifs), souvent pour usage domestique ou décoratif. C’était un métier très technique et reconnu à l’époque.
👉 Ondoyer signifie un baptême d’urgence, pratiqué pour assurer le salut de l’enfant si la survie est incertaine. Il est ensuite baptisé le même jour à l’église Saint-Marcel. Ses parrains sont André Cerant, marchand chapelier, et Louise Adélaïde Maïe, épouse de Jean Antoine Boueri, maître charpentier.
En 1787, il épouse à l’église Saint-Barthélemy à Paris Jeanne Auger, originaire de Chaumerienne (Jura), née vers 1758-1759 et décédée à Paris, Batignolles-Monceaux, le 31 juillet 1848 à l’âge de 90 ans.
Carrière et parcours professionnel
Louis Jacques Berger commence en 1789 comme maître tabletier, exerçant rue de Harlay à Paris.
👉 Tabletier : artisan qui fabrique de petits objets fins, souvent en matériaux précieux.
En 1794, il est mentionné comme orfèvre en gobelets, puis fournit sous le Premier Empire le service d’orfèvrerie de campagne de Napoléon Ier. (voir Timbales LJB)
Il réside en 1799 au 18, place de Thionville (anciennement place Dauphine) et enregistre son premier poinçon losangique, annulé en 1807. La même année, il s’installe rue du Pont-de-Lodi (ancien emplacement du couvent des Grands-Augustins) et enregistre un second poinçon.
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💡 Les poinçons sont des marques frappées sur les objets précieux pour garantir l’authenticité et identifier l’artisan, essentiels pour suivre l’histoire de l’orfèvrerie.
Louis Jacques Berger entretient des relations professionnelles avec d’autres orfèvres parisiens, notamment Jean-Baptiste Famechon et François Corby, qui interviennent comme parrains ou témoins lors des événements familiaux.
👨👩👧👦 Descendance
Louis Jacques et Jeanne Berger ont plusieurs enfants, dont :
- Louis Jacques (Auguste Jean Claude) Berger (Paris, 14 mai 1789 – Paris, 7 août 1854)
Marchand orfèvre au 2, rue du Pont-de-Lodi
Épouse Louise Hyacinthe Joséphine Taconet
Leur fils : Louis Léopold Berger (Paris, 27 mai 1872 – ?), bijoutier à Paris - Jean Cécile Berger (sosa 86)(Paris, 19 septembre 1799 – 23 novembre 1874)
Capitaine au 3e cuirassiers, puis major au 9e régiment de hussards
Chevalier puis officier de la Légion d’honneur (1854)
Épouse Caroline Charpentier
Le couple a deux filles : Emma et Léonie (sosa 43) (1833-1899, mariée à Théodore Dubois (sosa 42)) - René Louis Berger (Paris, 12 mai 1807 – Le Port-Marly, 1er février 1872)
Conducteur des ponts et chaussées
Épouse Louise Clémentine Taconet
Leur fils : Ernest Berger (1836 – après 1872), employé de commerce à Paris
Louis Jacques et Jeanne Berger ont également plusieurs filles, dont les noms et dates sont documentés dans les archives parisiennes. Je suis en cours d’enregistrement pour compléter cette partie de la généalogie.
Chaque mot a son importance
Les actes anciens, les termes comme ondoyé, les métiers et les poinçons ne sont pas que des détails : ils racontent la vie, les choix et les liens familiaux. La généalogie consiste à comprendre ces signes, à combler les silences et à redonner une place à chaque membre de la famille.
Chaque découverte, même fragile, permet de reconstruire une mémoire familiale vivante, génération après génération.
Photo (archive famililale) de Jean-Cécile BERGER et Léonie Berger
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